mercredi 31 janvier 2007

Création actuelle et ... un peu de passé.


Ce vélo expérimental dessiné par des étudiants de l'Université Purdue en Indiana ressemble plus à un tricycle, dirions-nous, pure tromperie! Excellent pour maintenir son équilibre à l'arrêt d'un feu de circulation ( il n'y aura plus aucune raison de brûler un feu rouge), cet hybride(?) révolutionnaire reprend lentement sa forme de bicyclette, dès qu'on se met à rouler: à mesure que la vitesse augmente, les deux roues arrières parvenant à se fondre l'une dans l'autre pour ne faire qu'un.
Quant au Texas que nous avons laissé derrière nous, hier, rappelons que cet immense État détient le record du nombre de drapeaux sous lequel il a pavoisé: six (6): France (1684, Cavalier de la Salle, on aurait pu passer nos hivers ici), Espagne (1690) Mexique (1821) , Republique du Texas(1836, état indépendant), USA (1845), Etats Confédérés (1861) et retour USA (1865). Quant à Sam Houston, le président de la République du Texas, c'est le seul politicien étranger qui a aussi siégé au Sénat américain.

mardi 30 janvier 2007

Texas suite et fin...

De Austin à la frontière de la Louisiane, il ne restera que 500kilomètres et l'est du Texas... derrière nous. De moins en moins vallonnées, les routes de cette région sont bordées de fermes et de ranchs ou paissent paresseusement les longhorns. Puis le paysage se transformera peu à peu et le cycliste accèdera à la partie très boisée qui mène à l'État voisin.
Ce sera d'abord le bonheur de rouler sur le chemin peu fréquenté qui traverse le Sam Houston National Forest salué par les immenses pins qui atteignent 70 à 80pieds et qui longent le trajet. La forêt se densifie, devient presqu'une jungle et le parc national fait place au territoire de l'industrie forestière. Il faudra alors partager la même route peu large, sans accotement, avec de longs et lourds fardiers chargés de centaines de billots de bois qui surgiront, souvent à des vitesses folles. Attention et prudence de rigueur.

Forêts plus touffus, signe que les marécages de la Louisiane ne sont plus très éloignés.

lundi 29 janvier 2007

Terrain de jeu de Lance Armstrong

Les routes de la "hill country" autour de Austin évoquent, pour un cycliste informé, les nombreuses sorties d'entraînement de Lance Armstrong. Terrain de prédilection du champion, les routes peu achalandées, tortueuses et vallonneuses qui entourent la ville lui ont permis, tout au long de sa carrière, de garder ses mollets raffermis. Aujourd'hui, à la retraite, il y roule encore, avec des pelotons de cyclistes qui, pour le suivre, doivent verser quelques oboles à sa fondation pour la recherche sur le cancer. Au hasard d'un virage ou d'une montée, peut-être le doublerons-nous?

dimanche 28 janvier 2007

Milieu de parcours.

Arrivé à la hauteur de Austin, nous aurons roulé la moitié du trajet. Nous croiserons alors "The Chisholm Trail" route ou large sentier allant vers le nord et que les aventuriers d'une autre époque, "les cowboys"empruntaient pour mener le bétail du Rio Grande jusqu'à Wichita ou Abilene au Kansas, un trajet de plus de 1000kilomètres. Buffalo Bill y fit ses premières armes.

Traversant le Texas et l'Oklahoma, le troupeau de bêtes à cornes (Longhorn) comptait de 2500 à 5000 têtes et s'étendait sur trois ou quatre kilomètres. Encadré par un responsable, une dizaine de "cowboys", un cuisinier et un homme pour s'occuper des chevaux, le troupeau progressait de 15 à 20 kilomètres par jour, broutant et s'engraissant dans les pâturages, ici et là tout au long du trajet. On calculait entre deux (2) et trois (3) mois pour réussir cette randonnée.

Pourquoi passer si à l'ouest? C'est que les animaux du Texas avaient été déclarés, par la loi, interdits de séjour au Missouri et dans une partie du Kansas parce qu'ils étaient parasités par des "tiques". Ces dernières transmettaient au bétail local une fièvre ( appelée tantôt texane tantôt espagnole) qui décimait le cheptel rapidement alors que les "longhorns" semblaient immuniser.

Parfois, comme maintenant sur nos ponts, on assistait à de longs bouchons de circulation, mais sur la rivière. Il n'y avait pas mille endroits pour passer, les gués peu nombreux et toujours à la même place. Chaque troupeau étant forcément ralenti lors de cette opération, on peut imaginer la scène quand quelques autres concurrents se manifestaient. Il fallait aussi composer avec les Indiens, Comanches, Cherokees ou Kiowas, dont on foulait le territoire et qui demandaient une redevance, un droit de passage: soit quelques bêtes à déguster.

Les "Longhorns" ne font plus le trajet à pied vers les "corrals"(enclos), mais ils sont encore très présents sur les tables américaines. Au Texas, nous aurons plus d'une occasion de déguster quelques mignonnes pièces, servis en portion éNORME ici, sur quelques B.B.Q improvisés. Tout cela en se faisant raconter l'histoire de ces hommes rudes qui risquaient leur vie pour que le steak du sud puisse aboutir sur les tables des familles du nord et de l'est.

Cet engouement soudain pour le steak apparut après la guerre civile. L'armée ayant requisitionné la nourriture disponible pendant la guerre, peu de bovidés avaient survécu à cette ponction à l'est du Mississippi. Par contre, des milliers de vétérans et de citoyens nourris de cette viande pendant cette période y avaient pris goût; la demande était maintenant forte, la denrée rare et son prix exorbitant ( 50$ par tête). Interdits de passage parce que leurs troupeaux étaient accusés injustement de tranporter la fièvre, les Texans, eux, avaient élevé des millions de "longhorn" et n'avaient aucun marché ( un boeuf se vendait 3$),

Quelques entrepreneurs ont saisi la conjoncture; ils ont créé d'immenses enclos à Abilene et Wichita au Kansas, près de la ligne de chemin de fer. Les bestiaux y étaient transigés, puis transportés rapidement par le rail pour satisfaire le nouveau marché. Ne restait qu'à créer des sentiers, des "trails" pour que tout ce beau monde se rende le plus sécuritairement possible à son dernier repos. Ainsi était né "The Chisholm trail".

Le Texas compte encore sur les "longhorns" pour son économie tandis que les aventuriers modernes ont troqué les chevaux pour la bicyclette.

samedi 27 janvier 2007

De brun à vert.

À Del Rio, si les "snowbirds" canadiens préfèrent prendre la route qui les mèneront au golfe du Mexique et de ses eaux chaudes, notre itinéraire serpentera plutôt entre les nombreuses collines qui nous amèneront à Austin, la capitale. C'est troquer les vents de face du golfe contre les innombrables montées. Les dénivellations continues varient de 800 pieds à 2000pieds. Des vallons verdoyants ( le vert des arbres et des pâturages remplacera le brun du désert) succèderont aux côteaux luxuriants. Quelques jours, en somme, pour pratiquer nos élégantes sorties en danseuses et choisir les petits braquets de nos vélos.

Pas de montées spectaculaires comme au Nouveau-Mexique, mais de fréquentes grimpées, les unes à la suite des autres. La conversation tournera autour de nos pédaliers et de leur efficacité. Espérant, pour jeter quelque baume sur nos mollets vannés et endoloris, une légère escapade musicale dans la capitale du "live music" Austin (il y a plus de 150 endroits ou l'on présente de la musique). Qui ne connaît pas la célèbre émission de télé "Austin City Limit" qui a reçu, au fil des ans, sur sa scène extérieure, les meilleurs musiciens.

vendredi 26 janvier 2007

Pour se consoler du dopage.

Le cyclisme professionnel est en crise de dopage, cela n'arrête pas l'innovation. Pour nous les profanes, voici, Locust, du designer Joseph Cadek, un vélo pliable qui se range dans le coffre de son auto et qui se remise facilement partout. Équipé d'un changement de vitesse aux poignées, de freins à disque et d'une courroie plutôt que d'une chaîne (plus de graisse sur les pantalons) ce vélo s'avèrera très utile dans les grandes villes. L'expression "Park and Ride" prendra alors tout son sens. Inconvénient mineur, sa couleur: ne pas quitter la maison avec son boyau d'arrosage.



Ci-contre, le Magic 300 que Cannondale a sur sa planche à dessin, un vélo de montagne avec suspension avant déportée qui absorberait les chocs tout comme les genoux d'un skieur.

jeudi 25 janvier 2007

Cyclisme et dopage.

Que de révélations cette semaine! Il y a quelques jours, je vous présentais le vélo dessiné pour l'équipe Quick Step,( Tour de France, etc...) saison 2007. Eh bien, cette équipe professionnelle européenne fait la manchette, de ce temps-là. Ainsi le quotidien flamand "Het Laatste Nieuws" accuse le manager de l'équipe Patrick Lefévère, de pratiques de dopage.
Le journal révèle que le manager favorisait sinon organisait la prise de produits dopants par les membres de son équipe en plus d'en avoir utilisé abondamment alors qu'il était lui-même coureur: donc, depuis plus de 30 ans. Celui-ci s'insurge, se déclare innocent et poursuit le journal, tout en avouant qu'il a consommé des amphétamines 7 ou 8 fois vers la fin de sa carrière.
Plus est, l'ancien champion Johan Museeuw (1996) a passé aux aveux, mardi, dévoilant qu'il s'était dopé à sa dernière saison; il a fait cette déclaration au moment ou il doit répondre de ses gestes devant la justice, en avril prochain. Museeuw était jusqu'à hier, responsable des relations publiques de Quick Step et ancien coureur sous la houlette de Lefévère qu'il n'a pas dénoncé plus tôt, par peur de représailles confie-t-il. Un autre coureur encore actif révèle au journal, sous le couvert de l'anonymat, que les coureurs se dopent ( EPO, cocaine, speed, extasy) et que l'équipe achète les contrôles.
À suivre...est-ce, enfin, la fin du dopage?

Pas de produits dopants dans nos bagages, c'est assuré.