jeudi 15 mars 2007

La premiere etape

San Diego---El Centro...150km
Malgre les preparatifs de la veille, c'est plus tard que prevu que nous avons debute cette premiere journee. Comme plusieurs gens de San Diego nous avaient deconseilles de sortir de la ville par le chemin originalement prevu, nous avons change nos plans.
D'abord, une photo pour les souvenirs. Vite au point de depart: DOG BEACH. Eh oui vous avez bien lu une plage pour pitous et il y en avait beaucoup de pitous, ce matin. Heureusement, la jolie maitresse...d'un pitou ( vous pensiez???)a genereusement consenti a prendre la photo d'usage de nous quatre devant le Pacifique en furie. Nous voici donc prets. Valeureux chevaliers enfourchant leur monture, histoire de rever encore un peu a San Diego; un tour de piste cyclable pres de l'ocean.
La vraie randonnee commence alors:vers la ville de Alpine. Son nom indique bien sa situation geographique, tout en hauteur, une grimpe de 4000pieds. C'est beau!
De la, nous roulons,tout la-haut, sur la crete pour une cinquantaine de km avec descentes et montees pour aboutir de nouveau au niveau de la mer de l'autre cote apres une vertigineuse descente de 22 km (ouf...ouf)sur une autoroute (il est permis de circuler sur la voie rapide lorsqu'il n'existe aucun autre chemin).
Du roc, de la pierre, du sable,paysage aride...pourtant pas assez aride et sec pour arreter les Mexicains qui tentent de sauter la frontiere. Les "Border Patrol" en camionnette ou a pied sont omnipresents et fouillent tous les buissons et les autos. En plein milieu de la route, des postes controle
Marcel et Jean-Marc ont apprecie la descente (22km) vers Ocotillo, meme si Jean-Marc a trouve difficile la montee vers le Teccate Divide (ligne de partage des eaux de la Californie). Denis, victime d'une crevaison,en pleine descente, pauvre abandonne sur cette autoroute de 20km( il a fallu faire 12km vers l'est, puis reprendre la route 20 km vers l'ouest pour tenter un ultime sauvetage). Non necessaire puisqu'une belle Anglaise, elle-meme ancienne cycliste,l'avait deja repere, pardon recupere. Cette samaritaine, voyageait malheureusement avec sa mere et deux molosses dont les crocs dissuadaient une quelconque approche du Winnebago sauveteur. Comble de malheur, notre arrivee soudaine mit un terme a l'idylle.
Deux surprises: vous est-il arrive d'ecraser sous la roue de votre velo un petit crotale qui se delectait sur le macadam, je l'ai fait ,sans le vouloir, bien sur. Vous est-il arrive de diner dans un parc, mettons celui de Pine Valley a plus 6000km de chez vous et de voir votre pique-nique agrementer des accords melodieux d'une guitare grattee par un ancien et encore hippie. Bonne nuit...

mardi 13 mars 2007

San Diego...

Quel ravissement! Le seul mot pour decrire les deux dernieres journees. Un soleil toujours present et la temperature qui oscille autour de 80F. Hier, lundi, une visite sur notre propre base de la ville. Direction La Jolla Cove, qui sans le savoir allait nous reveler toute une surprise! D'abord, cette approche a travers le quartier du nord: jolies rues, maisons parfois cossues mais surtout riches de verdure, toits en ardoise, un environnement qui respire convivialite et calme. Devant nous l'ocean a perte de vue et sutout au contraire des autres villes, un acces de partout a la vue de la mer et a ses plages...publiques. A chaque tournant de route, du bas ou du haut des falaises, un acces pour tous a la vue ou a la mer elle-meme.
Quel destin! Hasard! Nous stationnons face au parc La Jolla et sans le savoir, derriere nous se dresse encore la mignonne maison ou toute petite, la conjointe de Jean-Marc, habitait. Un beau moment et quelques photos d'archive. Sans la chercher, elle nous tombe dessus. Predestination!
Notre journee se termine a l'aeroport ou nous attend Denis.
Ce matin, mardi, Melissa et Dennis, nos connnaissances de San Diego, nous cueillent a notre motel pour une visite guidee. Ce qu'il faut voir,selon eux, ce sont les plages et la ville de la plage. Des plages! Dieu sait combien il y en a! Dog Beach, premier arret. Large etendue reservee a pitou qui peut s'y degourdir a volonte...exceptionnel...et c'est propre. Ensuite direction du vaste promontoire de Loma Point, un cap, un phare, des recifs, des vagues ,meme quelques dauphins sautent hors de l'eau pour nous saluer, des surfeurs et pour certains ne voient-ils que des "surfeuses" qui chevauchent les immenses vagues. Du bien beau monde: garcon ou fille! Notre regard ne suffit plus, il s'emplit d'images incroyables de la mer du bas des falaises, de la mer du haut des falaises et en arriere plan de la ville des memes angles. Dennis et Melissa sont chaleureux, affables et tres gentils, ils nous expliquent tout, nous racontent tout. Et comme toute belle histoire, doit se terminer, ca se finit... autour d'un lunch au marche de poisson face a l'immense que dis-je la gigantesque marina, Excellent! A NOS GUIDES D'UN MATIN: merci!merci! merci!
Nos provisions pour demain sont emmagasinees. Pendant que j'ecris a l'interieur de cette bibliotheque publique, Jean-marc et Marcel voient aux derniers preparatifs. Denis, quant a lui,recoit la visite de sa fille et de ses petits enfants qui habitent a Los Angeles...heureux papi...Yes.
San Diego, nous sommes tombes sous ton charme! Quel climat,quel environnement. La mer, les palmiers, les fleurs, les collines,les plages,l'architecture, les gens, le rythme de vie...enfin...presque... le paradis. Nous devons te quitter! Nous te regretterons! Nous y reviendrons!
Pour demain,nous attend...une autre odyssee.

lundi 12 mars 2007

Los Angeles ou San Diego

Nous sommes lundi p.m.,assis a la table d'une bibliotheque publique dans le quartier Mission Hill de San Diego, j'ecris cette chronique des deux derniers jours.Vraiment les bibliothecaires sont tres gentilles et avenantes. Aucun probleme pour avoir acces a l'ordi.
Il a fait un soleil radieux et la temperature oscille autour de 80 a San Diego et 90 a Los Angeles. Dimanche, en quittant l'Arizona nous avons traverse le Mohave Desert...plus de 200km de pierraille, sable et roc. N'entre pas qui veut en Californie, a la frontiere, une guerite pour l'inspection des vehicules:loi sur l'environnemnt oblige. Puis une route a trois voies longue, longue et tres longue. A mi-chemin, nous nous arretons (il reste 120km de desert) a la seule halte possible, une station service issue de nulle part, genre Bagdad Cafe.
Gare dans le stationnement, notre camionnette attire les regards. serait-ce sa plaque d'immatriculation ? Serait-ce que la salete incrustee dans ses flancs, blanchis au calcium, made in Quebec, jure avec les 14 Corvette rutilantes cordees de chaque cote de notre vehicule? Allez savoir.
Nous reprenons la route et decidons de bifurquer vers Los Angeles, histoire de saluer Pamela a Malibu Beach. Ce qui nous attend depasse l'entendement. D'abord et surtout, un dimanche p.m.,des autos, des autos, et encor des....par milliers qui circulent sur des autoroutes larges, larges, larges a cinq ou six voies. Ca roule en fou,140,150 km/h a sis ou sept autos de large,on me depasse a droite et a gauche: des Mercedes, des BMW, des Ferrari nommez-les...c'est effarant. Sur plus de 100km a rouler sur ces autoroutes, nous sommes surpris: aucun bouchon, aucun accident. Vroumm, j'me fais depasser (ou je suis depasse) par une Bentley.
On fait quand meme notre chemin pour finalement descendre vers Malibu Beach a travers un canyon sauvage. La circulation est intense, au tournant,c'est la plage et le Pacifique. A notre droite Pepperdine University, devant nous la mer et accrochees ici et la au flanc des collines environnantes, des maisons dont je vous tairai la dimension et l'architecture pour ne pas vous rendre jaloux. Peu importe le prix. On ne peut l'imaginer. Il fait chaud, sur Ocean Boulevard, la circu. est demoniaque,les decapotables pullulent, les motos petaradent et les tenues legeres sont en vogue et, nous hybrides humains venus du froid, nous avancons a pas de loup, n'osant lever notre regard que sur la beaute du paysage. Hum...Hum...Parfois nos yeux lorgnent vers...pas les miens, accroches qu'ils sont au pare-choc de la voiture qui me precede.Est-ce que je manque quelque chose? Pour vivre ici faut-il etre beau jeune, bronze et riche? JE VOUS LAISSE REPONDRE.
Avons voulu jeter un coup d'oeil a Beverly Hills et UCLA, mais les bouchons dans les rues de la ville nous incitent a prendre une folle autoroute pour en sortir au plus tot.
Un regard rapide a Universal Studio, puis direction San Diego. Los Angeles: ville de beton, de voies rapides, de tu m'as-tu vu,... y vivrions-nous? Pas moi.
A suivre...a San Diego

samedi 10 mars 2007

Grand Canyon

Aujourd'hui, une journee de repos en conduite automobile...une escapade au Grand Canyon. Un seul mot:

GRANDIOSE

vendredi 9 mars 2007

re-roulons encore

Marcel ecrit ce qui suit: depart de Santa Rosa par l'historique rout66 et reprise de cette longue route 40 droite,droite.Temps radieux. Un brin de nostalgie lorsque nous voyons de petits amoncellements de neige epars qui nous rappellent notre patelin. Apres avoir seche nos larmes nous rencontrons comme une brisure sur cette route40: de grandes collines. Petite pause a Albuquerque et le 1er bouchon de circulation. Pas si mal apres 4000km.
Nous constatons notre negligence sur notre mise en forme, le seul exercice que nous faisons c'est de faire courir nos doigts sur le clavier et Claude a une avance sur nous. Quelques dizaines de km plus loin, le paysage devient plus varie avec ces hauts plateaux ronges par le temps.

L'Arizona, c'est de la pierre, du sable et des buisssons, le desert, quoi! Pour reprendre un vieux cliche qui s'avere vrai la route rectiligne s'enfonce a l'infini dans l'horizon. Vieux cliche de qui????? Comme preuve, une indication routiere nous avise que la ville de Flagstaff se situe 130km plus loin et nous de l'interieur de notre voiture, nous apercevons la montagne qui l'abrite... tout un coup d'oeil de 130km.
En terminant, je ne saurais oublier le comportement etrange de Jean-Marc. Etait-ce la proximite du 8 mars, journee de la femme? Toujours est-il que deux fois, a une halte routiere il a fait ses petits besoins dans les toilettes reservees aux dames. Il a mal lu WOMEN...il aurait du lire WOW MEN. Demain, nous nous dirigeons vers le Grand Canyon.

jeudi 8 mars 2007

Jour 3, nous roulons encore...

Nous voici a Santa Rosa, Nouveau-Mexique, il est 20h30,et nous avons roule toute la journee. Le soleil est present et la temperature oscille autour de 70F. L'autoroute 40 que nous empruntons nous mene jusqu'a la cote ouest,c'est facile de naviguer. Une seule route a se rappeler. Par contre dans les villes ce n'est pas la meme histoire.

De l'Arkansas, je retiens la salete, la desolation le sol aride et la pauvrete, meme si Little Rock a une superbe biblio. De l'Oklahoma, le paysage change completement, nous rencontrons quelques fermes et des troupeaux. De grands espaces. Oklahoma City, une immense ville de beton en plein milieu des prairies...ca fait drole.

Puis quelques km au Texas, beaucoup de paturages et des milliers sinon des millions de betes qui broutent librement ici et la comme dans les films. Quelques puits de petrole, la grande majorite des installations etant confinees dans le sud de cet etat. Nous,nous passons par le nord.
A la halte du Nouveau-Mexique, avons lu un avertissement de faire attention aux serpents. Les routes sont droites, droites et droites,le paysage plat plat plat les paturages bruns bruns bruns. Au moment ou une indication routiere nous faisait part que la distance a parcourir pour atteindre la petite ville de Santa Rosa etait de 10 milles, eh bien on la voyait au loin.
Nous sommes fatigues et avons bien hate de toucher a nos velos et degourdir nos mollets. Demain une autre journee de 900 km pour acceder au Grand Canyon. Les Bussey de San Diego nous attendent impatiemment.
Maintenant chronique a date...espere maintenir le rythme...

Jour 2

Ce texte rappelle un peu la journee du mercredi 7 mars. Nous voyageons toujours. Jean-Marc ecrit ce qui suit; Enfin sorti de la toumente et des grands vents, on s'organise. Le bureau est transforme en mini bachelor ou on y retrouve une banquette convertie en lit de camp, deux mini-frigo, de l'espace pour s'allonger les jambes, bref le confort. Nos quarts de travail sont organises en periode de 1 1/2heure de pilotage pour ensuite passer au bachelor pour la periode de repos. Nous sommes passes au printemps et pouvons porter des vetements plus legers. Et le gazon qui devient de plus en plus vert.

Premier arret: Memphis. Nous avons eu le temps de visiterGraceland domaine d'Elvis, le Mississippi et ajuster nos montres. Quelques pas autour du motel ou fut abattu Martin Luther King nous rappelle que les libertes civiques et l'egalite ne sont pas toujours a l'honneur dans tous les pays. Il fait beau mais la fatigue s'installe vite dans nos corps. Un mot sur les haltes routieres dt Tennessee qui sont d'une proprete impeccable.