mercredi 7 février 2007

Le Mississippi


En coup de vent, nous aurons traversé tout l'État dans sa partie sud, pour rejoindre la mer en Alabama. Ce seront 200kilomètres de routes de campagne, étroites, mal entretenues, souvent mal balisées (il faudra redoubler d'attention pour ne pas se tromper). En somme un État qui semble peu invitant pour un cycliste.
L'agriculture s'avère être la principale activité économique.
Population totale 2,500,000habitants.
P.S. Comme nous avons devancé notre date de départ au 14 mars. Dans 35 jours, nous serons à San Diego pour notre premier coup de pédale.

mardi 6 février 2007

Bayou et mousse.

On ne saurait quitter la Louisiane sans glisser quelques mots sur les bayous, ces petits cours d'eau au débit lent, qui prolifèrent dans la partie sud. Couverts d'une mince couche d'eau, ils abritent de gentils crocodiles ainsi que les célèbres "crawfish". Ces derniers y vivent tantôt à l'état sauvage tantôt cultivés dans les "crawfish farms". On vide le marais, on travaille le sol puis on l'inonde systématiquement, non sans avoir préalablement "semé" (façon de parler) les petites bêtes qui y atteindront leur maturité.
La mousse espagnole, certains l'appellent la barbe espagnole, pend au bout des branches des chênes et des cypress. Les Français trouvaient que ce genre de crin ressemblaient à la barbe des Espagnols. Voilà pour le nom! On se sert de la mousse pour rembourrer les fauteuils ou les matelas.

La légende, elle, en a fait une belle histoire d'amour. Un jeune fiancé, éploré par la mort de sa bien-aimée, suspendit à une branche du chêne sous lequel ils s'étaient déclarés leur amour, une mèche de cheveu de la défunte. Depuis, la mèche, symbole de la fidèlité, s'est transformée en mousse.
Sur ce, en route pour l'État du Mississippi et la mer.

lundi 5 février 2007

Louisiane, l'arrière-pays.


Il parcourera ainsi les 150 kilomètres qui le séparent de la frontière de l'État suivant, sur des routes peu achalandées et encore en gravier. Le cycliste réalisera que son périple tire à sa fin. Son point d'arrivée à St-Augustines en Floride se situe à un maigre 1200kilomètres.

dimanche 4 février 2007

Louisiane et Superbowl.


Oublions le voyage en cette journée de Superbowl. Pas si sûr! Même s'il est disputé à Miami, la Louisiane y est fortement associée.
Avant et pendant cet événement, les "boiled crawfish" ( écrevisses ou langoustines bouillis avec pommes de terre et épis de maīs) plat typique de cet État, constituent le mets favori des amateurs.
Alors les pauvres, parfois dodus ""dégustés"", produits dans les "crawfish farm" des bayous, assistent, chaque année, du fond de leur assiette, l'espace d'un instant, au plus grand événement sportif.
À demain

samedi 3 février 2007

"Bike rider et boat people"

Un cycliste québécois qui traverse la région Acadiana dans le sud ouest de la Louisiane ne peut rester insensible et faire abstraction d'un événement parmi les plus sombres de sa propre histoire: la déportation des Acadiens.

En 1755, ces derniers, arrachés à leur coin de terre, ont été ballottés ici et là; tantôt refusés par les États de la côte est, redirigés, en France, en Angleterre, ou carrément expédiés aux Indes, en Guinée ou dans les îles Falkland. Tragique destin!

Une trentaine d'années plus tard, les Espagnols qui avaient obtenu, en 1762, le contrôle de toute la Louisiane, peinent à trouver des colons. Ils arment sept navires et rapatrient ( le mot n'est pas juste) ces errants.
Les premiers "boat people"( ...aujourd'hui, on aurait sûrement accolée cette expression aux Acadiens d'alors) retrouvent le Nouveau-Monde. Essayant de se refaire une identité, ils se regroupèrent autour des bayous et des prairies de l'ouest de la Louisiane. Au fil du temps et des influences, les "Acadians"devinrent des "Cadians", puis des "Cajuns".

Le "bike rider"québécois qui refait ses forces, dans une petite ville qui aura nom de Bayou Picot, Evangeline, Leonville etc...attablé devant une spécialité cajun, le "boiled crawfish"(langoustines ou écrevisses bouillies), envoûté par les notes plaintives de l'accordeon et du violon de la musique cajun, porté par les paroles des chansons qui évoquent encore aujourd'hui la vie et la culture, ce qui unit ou déchire, de même que l'attachement aux valeurs des déracinés, ne pourra éviter de se remémorer l'épisode de ce douloureux Grand Déménagement. Ensorcelé ou nostalgique, il reprendra sa route vers le fleuve Mississippi qu'il devra franchir, lui-même maintenant, accoudé au bastingage d'un traversier qui l'amènera à St- Francisville, non loin de Bâton-Rouge. Décidera-t-il alors d'aller y jeter un coup d'oeil ou de pousser une pointe vers New-Orleans?

vendredi 2 février 2007

Courir de Mardi Gras

Je sais que le titre coifferait plus une chronique sur la course à pied que sur le vélo, mais bon... À peine la frontière du Texas traversée... compte tenu que l'itinéraire nous amène en territoire cajun et que notre agenda pourrait bien coincider avec un samedi matin pour traverser la ville de Mamou... y faire un arrêt, particulièrement chez Fred's Lounge (toujours situé 6e Street, depuis 50 ans) permettrait de justifier le titre.
Comment? Pour assister au Courir de Mardi Gras. Car chaque samedi, dès 9 heures du matin, dans ce mythique lieu de la culture cajun, les orchestres se relaient les unes aux autres, et ce jusqu'aux petites heures du matin... suivant. Ca "swing" et le public s'étend jusque dans la rue pour participer à ce cérémonial hebdomadaire animé par une kirielle de noms qui résonneront familièrement à nos oreilles: Cyprien Landreneau, Robert Leblanc, Ted Broussard, etc...

Bien sûr. Nous sommes en Louisiane, dans le comté d'Évangéline et nous roulons sur la US 104 qui traverse les villes de Mamou, Prairie Ronde, Ville Plate, Lebeau etc...

jeudi 1 février 2007

la Louisiane


Louisiane: 4,550,000millions de personnes.

Plus bas point: 8 pieds sous le niveau de la mer ( c'est bien connu)

Point plus élevé: Dushill Mountain 163mètres (535pi)

Notre itinéraire traverse l'état en son centre, au nord de Bâton Rouge. Finies les dénivellations... le calme pour les prochains 559 kilomètres sur les routes de la Louisiane, à moins qu'un alligator se pointe le museau, que les marécages envahissent la route, que l'humidité nous colle à la peau ou que le pire ennemi, le vent, souffle de face ( pas de montagnes pour se protéger...vive les collines). Pour contrer les éventuels embûches de ce plat pays, il restera toujours la musique.